Chili : un fils d’immigrés à La Moneda mais à quel prix pour les Haïtiens ?
José Antonio Kast est président. Le candidat conservateur a remporté l’élection, annonçant un virage à droite du Chili, centré sur la sécurité, l’ordre public et une politique migratoire plus stricte.
Publié le 14-Décembre-2025
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José Antonio Kast est président. Le candidat conservateur a remporté l’élection, annonçant un virage à droite du Chili, centré sur la sécurité, l’ordre public et une politique migratoire plus stricte.
Mais derrière le triomphe électoral se cache une question qui brûle : quelle place pour les immigrés, et en particulier pour les Haïtiens, dans ce nouveau Chili ?
Migration : des chiffres qui parlent de vies suspendues
Depuis 2016, plus de 150 000 Haïtiens ont franchi les frontières chiliennes, en quête de sécurité et de dignité. Des milliers vivent toujours dans l’irrégularité, exposés aux contrôles, à l’exploitation et à la peur des expulsions. Les opérations de retour forcé se poursuivent, souvent dans un silence administratif oppressant, rappelant la brutalité des politiques migratoires de Trump et d’Abinader.
Trump et Abinader : des avertissements vivants
Donald Trump a bâti sa carrière sur la peur de l’étranger, séparant familles et criminalisant des communautés entières.Luis Abinader, en République dominicaine, a institutionnalisé les expulsions massives, laissant derrière lui des milliers de vies brisées. Le Chili suivra-t-il ces modèles, transformant des hommes et des femmes en boucs émissaires ? Ou un fils d’immigrés saura-t-il gouverner avec la mémoire intacte de l’exil ?
Kast : entre ordre et xénophobie
Son programme de fermeté contrôle accrus, expulsions rapides, restrictions pour migrants réveille les inquiétudes. Chaque décret et chaque mesure stricte touche des vies humaines réelles, des enfants et des familles en quête de dignité, suspendues à un tampon administratif.
Le test moral du Chili
La victoire de Kast n’est pas seulement politique. Elle est un test moral : un Chili capable d’humanité et de justice pour les migrants, ou un Chili qui ferme ses portes et transforme l’étranger en coupable idéal ?
Les Haïtiens, silencieux mais vigilants, observent. Le Chili, lui, regarde son futur. Et l’histoire, elle, ne pardonnera pas l’oubli de la mémoire d’exil.
Maxime Daniel ETIENNE
Journaliste
maximedanieletienne@gmail.com
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