Trump n’a pas arrêté Maduro. Il a arrêté le monde.
Ce n’est pas une arrestation.
Ce n’est pas une opération judiciaire.
C’est un basculement historique.
Publié le 03-Janvier-2026
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Quand un président étranger peut être capturé sans mandat international, sans ONU, sans procès, ce n’est pas un homme qui tombe, c’est l’ordre mondial qui s’effondre. Sous Donald Trump, la justice devient un prétexte, la force une loi, et la planète un terrain de chasse. Ce qui s’est joué au Venezuela dépasse Maduro. C’est un message adressé à tous les États qui refusent de s’agenouiller.
Ce qui s’est produit n’a rien de légal.
Il n’y a plus de diplomatie.
Plus de droit.
Plus même la façade du multilatéralisme.
Il y a Donald Trump, un micro, une armée, et cette certitude obscène que la planète entière est devenue une zone d’arrestation américaine. Ce que Washington appelle une « capture », l’histoire le retiendra comme un enlèvement impérial. Un acte nu, brutal, exécuté sans mandat international, sans validation onusienne, sans cadre juridique partagé. Une démonstration de force destinée à rappeler une vérité désormais assumée.
Les États-Unis ne négocient plus. Ils capturent.
L’Empire ne juge pas. Il écrase. Trump n’est plus un président au sens classique.
Il agit en shérif global, armé d’un badge nucléaire et d’une morale à géométrie variable. Il décide qui est légitime. Qui est criminel. Qui doit être renversé, humilié, extrait de force de la scène internationale. Aujourd’hui, le Venezuela. Demain, tout pays qui refusera de se soumettre au dollar, au pétrole et à l’arrogance stratégique.
La farce judiciaire
Narco-terrorisme.
Conspiration.
Accusations recyclées, empilées, brandies comme des armes rhétoriques de destruction massive.
Aucun procès international.
Aucun contradictoire.
Aucune vérité partagée.
La justice américaine n’est plus un droit. Elle est devenue une arme de guerre. Et Trump en concentre tous les pouvoirs, promoteur, juge et exécuteur symbolique. Le Venezuela n’est pas une exception. C’est un avertissement.
Irak, le mensonge. Haïti de nouveaux gangs Libye, le chaos. Afghanistan, l’humiliation. Venezuela, le laboratoire.
Partout, la même méthode.
Diaboliser.
Asphyxier.
Frapper.
Prétendre sauver.
Le résultat est toujours identique.
Des États démantelés.
Des peuples brisés.
Des frontières ensanglantées.
ONU muette, monde à genoux
Pendant que les bombes parlent, l’ONU murmure.
Pendant que Trump frappe, le droit international agonise.
Ce n’est plus un ordre mondial. C’est une jungle hiérarchisée, où la loi du plus fort se déguise en mission morale.
Trump ne combat pas la dictature.
Il l’exporte.
Il n’apporte pas la démocratie.
Il impose la peur.
Il ne libère pas les peuples.
Il les transforme en dommages collatéraux.
Car l’Empire ne tolère pas les nations indociles.
Il les punit.
Il les expose.
Il les brise pour l’exemple.
Trump n’a pas arrêté Maduro.Il a assassiné l’idée même de souveraineté.
Il a prouvé qu’un État puissant peut se proclamer procureur universel, juge suprême et bras armé du monde, sans comptes à rendre, sans contrepoids, sans limites. Ce jour-là, le droit international n’a pas été violé.Il a été déclaré obsolète.
Le message est clair. Obéissez ou soyez capturés. Pliez ou soyez détruits. Ce n’est plus la loi qui gouverne. C’est la force qui dicte, la peur qui organise, l’Empire qui décide.
Aujourd’hui Maduro.
Demain un autre. Après-demain, n’importe lequel. Le reste n’est plus de la politique.C’est une ère de prédation.
Maxime Daniel ETIENNE
Journaliste
maximedanieletienne@gmail.com
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