Cuba dénonce l’intervention américaine au Venezuela dans un contexte régional explosif
Le rassemblement vise ainsi à exprimer la solidarité du peuple cubain avec le Venezuela et à dénoncer ce que La Havane considère comme une violation flagrante du droit international.
Publié le 03-Janvier-2026
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La Havane s’est réveillée ce matin sous haute tension politique. Le gouvernement cubain a officiellement appelé la population à se mobiliser à la Tribune anti-impérialiste José Martí pour condamner ce qu’il qualifie d’« agression militaire impérialiste » des États-Unis contre le Venezuela. Cette convocation intervient dans un contexte régional particulièrement instable, marqué par l’arrestation controversée du président vénézuélien Nicolás Maduro, événement qui a ravivé les tensions diplomatiques à l’échelle continentale.
Depuis septembre dernier, les relations entre Washington et Caracas se sont progressivement détériorées, alimentées par une escalade de sanctions, de pressions diplomatiques et d’opérations qualifiées par plusieurs gouvernements latino-américains d’ingérences directes dans les affaires internes du Venezuela. L’arrestation du président Maduro, survenue dans des circonstances encore floues et dénoncée par ses alliés comme un acte politique orchestré de l’extérieur, a constitué un tournant décisif dans cette crise.
Pour Cuba, allié historique du Venezuela bolivarien, cette situation représente bien plus qu’un conflit bilatéral. Les autorités cubaines y voient une menace directe contre la souveraineté des nations latino-américaines et un précédent dangereux pour l’équilibre régional. Dans son appel, le gouvernement révolutionnaire insiste sur la nécessité d’une réponse populaire et symbolique, mobilisant la rue comme espace de résistance politique et idéologique.
À La Havane, la Tribune anti-impérialiste José Martí n’a pas été choisie au hasard. Lieu emblématique des grandes mobilisations contre l’hégémonie américaine, elle incarne la continuité du discours cubain opposé à toute forme d’intervention étrangère en Amérique latine. Le rassemblement vise ainsi à exprimer la solidarité du peuple cubain avec le Venezuela et à dénoncer ce que La Havane considère comme une violation flagrante du droit international.
Sur la scène internationale, l’arrestation de Nicolás Maduro divise profondément. Tandis que certains gouvernements occidentaux parlent d’un « acte de justice », plusieurs pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie dénoncent une manœuvre politique destinée à redessiner l’équilibre du pouvoir à Caracas par des moyens non démocratiques.
Dans ce climat de crispation, la mobilisation cubaine apparaît comme un signal fort : celui d’un refus catégorique de l’ingérence et d’un appel à la solidarité régionale. Reste à savoir si cette démonstration populaire pourra influencer les dynamiques diplomatiques en cours ou si elle ne fera qu’accentuer une polarisation déjà profonde entre les blocs idéologiques du continent.
Paul Markenley AUGUSTIN
Journaliste reporter d'image/ Administrateur
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