Arrestation de Nicolás Maduro : un séisme politique aux répercussions continentales
En Argentine, le président Javier Milei a immédiatement réagi, qualifiant la chute de Maduro d’« avancée décisive » pour la démocratie régionale.
Publié le 03-Janvier-2026
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L’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro marque un tournant historique dans la crise politique qui secoue le Venezuela depuis plus d’une décennie. Annoncée officiellement par plusieurs gouvernements et saluée par Buenos Aires dans un communiqué sans équivoque, cette capture redessine profondément les équilibres géopolitiques en Amérique latine et au-delà.
Depuis septembre, les tensions entre Caracas et Washington n’ont cessé de s’intensifier, sur fond d’accusations de narcotrafic, de violations massives des droits humains et d’ingérences régionales. L’arrestation de Maduro, présentée par ses détracteurs comme l’aboutissement d’un long processus judiciaire et diplomatique, est perçue par ses alliés comme une intervention directe contre la souveraineté vénézuélienne.
En Argentine, le président Javier Milei a immédiatement réagi, qualifiant la chute de Maduro d’« avancée décisive » pour la démocratie régionale. Le gouvernement argentin estime que le régime chaviste représentait un foyer majeur d’instabilité, accusé d’avoir exporté des réseaux d’influence politique, idéologique et criminelle à travers le continent. Ces accusations, longtemps débattues sur la scène internationale, trouvent aujourd’hui un écho renforcé dans le contexte de cette arrestation spectaculaire.
Au Venezuela, la situation demeure extrêmement tendue. Les partisans du chavisme dénoncent un coup politique orchestré de l’extérieur, tandis que l’opposition voit dans cet événement l’opportunité d’un retour à l’ordre constitutionnel. L’attention se porte désormais sur les autorités issues des élections de 2024, notamment le président élu Edmundo González Urrutia, appelé par plusieurs gouvernements à exercer pleinement son mandat.
La communauté internationale reste profondément divisée. Certains États parlent d’un pas nécessaire vers la fin de l’autoritarisme, d’autres redoutent un précédent dangereux susceptible de légitimer des arrestations politiques transnationales. Dans les rues de Caracas comme dans plusieurs capitales latino-américaines, manifestations de soutien et de protestation se multiplient.
Au-delà du sort personnel de Nicolás Maduro, cette arrestation pose une question centrale : celle de l’avenir démocratique du Venezuela et de la stabilité régionale. Entre espoirs de transition politique et risques de nouvelles fractures, l’Amérique latine entre dans une phase décisive, dont les conséquences se feront sentir bien au-delà de ses frontières.
Paul Markenley AUGUSTIN
Journaliste reporter d'image/ Administrateur
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