L’ONU alerte sur un précédent dangereux après l’arrestation de Nicolás Maduro

l’ONU craint que cette opération ne fragilise davantage les normes censées réguler les relations entre États.

Actualité

Publié le 03-Janvier-2026

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Les Nations Unies ont exprimé une vive inquiétude face à l’escalade de la crise vénézuélienne, marquée par une action militaire des États-Unis et l’arrestation du président Nicolás Maduro. Dans une déclaration officielle, le Secrétaire général de l’ONU António Guterres, met en garde contre les conséquences régionales et internationales d’une telle intervention, qualifiée de précédent dangereux pour l’ordre mondial.

Si la situation politique et humanitaire du Venezuela fait depuis longtemps l’objet de critiques internationales, l’ONU insiste sur un principe fondamental : aucune circonstance ne justifie la violation du droit international. La Charte des Nations Unies interdit explicitement le recours unilatéral à la force contre un État souverain, sauf en cas de légitime défense ou avec l’autorisation expresse du Conseil de sécurité. Or, selon plusieurs experts, l’arrestation d’un chef d’État en exercice par une puissance étrangère soulève de graves interrogations juridiques.

Le droit international reconnaît en effet l’immunité des chefs d’État en fonction, même lorsqu’ils sont accusés de violations graves des droits humains. Toute poursuite judiciaire doit, en principe, passer par des mécanismes multilatéraux reconnus, tels que la Cour pénale internationale, et non par une action militaire directe. En ce sens, l’ONU craint que cette opération ne fragilise davantage les normes censées réguler les relations entre États.
Au-delà du cas Maduro, l’organisation redoute un effet domino. Si une puissance peut arrêter un dirigeant étranger sans mandat international clair, cela ouvre la voie à une généralisation de la loi du plus fort, au détriment de la diplomatie et du multilatéralisme.

Face à cette crise, le Secrétaire général António Guterres appelle à un dialogue inclusif entre les acteurs vénézuéliens, dans le respect des droits humains et de l’État de droit. Pour l’ONU, seule une solution politique, négociée et conforme au droit international, peut permettre d’éviter une déstabilisation durable du Venezuela et de l’ensemble de la région.

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Paul Markenley AUGUSTIN

Journaliste reporter d'image/ Administrateur

paulmarkenleyaugustin@gmail.com

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