Le Brésil dénonce une violation grave du droit international après l’arrestation de Nicolás Maduro
Pour Brasília, l’intervention militaire et la capture d’un chef d’État en exercice rappellent les heures sombres de l’ingérence étrangère en Amérique latine, une région qui cherche depuis plusieurs décennies à se consolider comme une zone de paix.
Publié le 03-Janvier-2026
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La crise vénézuélienne prend une dimension internationale de plus en plus préoccupante. À la suite des bombardements menés sur le territoire vénézuélien et de l’arrestation du président Nicolás Maduro, le Brésil, par la voix de son président Luiz Inácio Lula da Silva, a exprimé une condamnation ferme de ce qu’il qualifie de violation inacceptable de la souveraineté d’un État.
Dans un contexte mondial déjà marqué par de multiples foyers de tension de l’Europe de l’Est au Moyen-Orient, Lula met en garde contre les conséquences d’un recours unilatéral à la force. Selon le chef de l’État brésilien, ces actions ouvrent la voie à un monde dominé par la loi du plus fort, au détriment du multilatéralisme et des principes fondateurs du droit international.
La position du Brésil s’inscrit dans une tradition diplomatique axée sur la non-ingérence, la résolution pacifique des conflits et le respect strict de la Charte des Nations Unies. Pour Brasília, l’intervention militaire et la capture d’un chef d’État en exercice rappellent les heures sombres de l’ingérence étrangère en Amérique latine, une région qui cherche depuis plusieurs décennies à se consolider comme une zone de paix.
Alors que certains gouvernements occidentaux justifient leurs actions au nom de la démocratie ou de la sécurité régionale, de nombreuses voix, notamment en Amérique du Sud, redoutent un dangereux précédent. Si de telles pratiques se normalisent, elles pourraient fragiliser durablement l’ordre international et encourager d’autres puissances à agir en dehors de tout cadre légal.
Face à cette escalade, le Brésil appelle la communauté internationale, et en particulier les Nations Unies, à réagir avec fermeté. Lula réaffirme la disponibilité de son pays à favoriser le dialogue et la coopération, estimant qu’aucune solution durable ne peut émerger de la force, mais uniquement d’un engagement diplomatique respectueux du droit international et de la souveraineté des peuples.
Paul Markenley AUGUSTIN
Journaliste reporter d'image/ Administrateur
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