La Constitution piétinée par le CPT : Haïti muselée, la presse en ligne de mire
Ce décret n’est pas une loi : c’est un couteau juridique planté dans le cœur de la démocratie haïtienne. La presse, les médias et la société civile doivent se lever, s’unir et résister.
Publié le 20-Janvier-2026
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Un décret qui trahit la loi fondamentale
Le 31 décembre 2025, alors que le pays croule sous l’insécurité, la famine et l’effondrement des services publics, le Conseil présidentiel de transition (CPT) publie un décret prétendument « encadrant la liberté d’expression ». Derrière le vernis juridique, la Constitution est foulée aux pieds, la critique est criminalisée, et la presse devient la cible d’un pouvoir qui préfère la peur à la transparence. « Pendant que Haïti crie famine et désespoir, le CPT transforme la parole en délit et la vérité en menace. »
Délit de presse : le mot devient un crime
Le décret assimile la critique journalistique à un crime, avec des sanctions allant de lourdes amendes à la prison et aux travaux forcés. La protection des sources journalistiques est absente, laissant les reporters exposés à la répression. La définition de la « diffamation » est volontairement floue, permettant une interprétation arbitraire de toute critique. Ce décret viole directement l’article 28 de la Constitution, qui garantit la liberté d’expression, la critique citoyenne et le droit d’informer. « Chaque mot devient un piège, chaque critique un crime, et la Constitution observe, impuissante, ce massacre légal orchestré par le CPT. »
Timing et stratégie : un coup politique
Alors que Haïti traverse une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent, le CPT choisit de museler la presse plutôt que de protéger la population. Ce texte opportuniste détourne l’attention des véritables urgences et transforme la critique en bouc émissaire pour masquer l’échec de l’État. « Le CPT croit imposer la peur ; il sculpte en réalité la colère et le réveil du peuple. »
Analyse politique et juridique
Ce décret n’est pas seulement une loi : c’est un instrument de contrôle politique et d’intimidation. Neutralisation du contre-pouvoir : la presse critique est la dernière ligne de résistance face à l’arbitraire. Intimidation et autocensure : chaque journaliste se détournera de la critique par peur de sanctions. Manipulation de l’opinion : le texte permet de contrôler le narratif public et de protéger les acteurs corrompus. Violation de la Constitution : l’article 28 est piétiné, la démocratie est attaquée. « Ce n’est pas un décret, c’est un marteau sur la Constitution et la parole du peuple. »
10 Questions au CPT
1. Pourquoi museler la presse au lieu de répondre aux crises humanitaires et sécuritaires qui saignent Haïti ?
2. Ce décret est-il une stratégie pour neutraliser toute critique avant les élections et protéger les corrompus ?
3. Comment justifiez-vous la prison pour la parole alors que l’article 28 garantit la liberté d’expression ?
4. Qui bénéficie réellement de ce décret : la population ou ceux qui craignent d’être dénoncés ?
5. N’est-ce pas une manœuvre pour transformer Haïti en territoire muet où seul le CPT dicte les mots ?
6. Pourquoi ce décret ne prévoit-il aucune protection pour les sources journalistiques, alors que c’est la norme internationale ?
7. Comment une instance temporaire de transition peut-elle imposer des restrictions qui violent la Constitution et menacent la démocratie ?
8. Ce décret est-il une tentative de criminaliser toute contestation future plutôt que de réguler la presse ?
9. Pourquoi choisir ce moment précis, alors que le pays est au bord du chaos, pour attaquer la liberté d’expression ?
10. Est-ce que le CPT reconnaît que piétiner la Constitution pour museler la presse est un dangereux précédent pour l’État de droit ?
« Le CPT croit imposer la peur ; il ne fait que réveiller la colère d’un peuple qui ne se laissera jamais faire. »
Appel à la résistance
Ce décret n’est pas une loi : c’est un couteau juridique planté dans le cœur de la démocratie haïtienne. La presse, les médias et la société civile doivent se lever, s’unir et résister. La liberté d’informer et de critiquer est non négociable. « Journalistes, médias, citoyens : informez, résistez, défendez la Constitution ! Haïti ne se tait pas et ne se soumettra jamais à la peur ! »
Maxime Daniel ETIENNE
Journaliste
maximedanieletienne@gmail.com
+509 4133-8168
