Pot’iwa Pizza Okap et le délégué “super-héros” Marc Présumé
Pot’iwa Pizza Okap a survécu… mais le ridicule est absolu : Marc Présumé frappe d’abord, rit un peu, puis promet de réparer comme un super-héros en retard de plusieurs actes.
Publié le 26-Janvier-2026
38
Cap-Haïtien, 23 janvier 2026, Investir légalement, payer ses taxes et créer des emplois… en Haïti, c’est un acte de courage. Surtout quand un certain Marc Présumé veille sur votre destin, bulldozer en main, cape invisible au vent.
Ah, Marc Présumé… son nom devrait être inscrit au Guinness des absurdités administratives : “Présumé” parce qu’on présume qu’il sait ce qu’il fait, qu’on présume que tout entrepreneur est coupable jusqu’à preuve du contraire, et qu’on présume qu’un bulldozer est plus rapide que la loi. Le 9 janvier, il frappe Pot’iwa Pizza Okap comme si l’entreprise était présumée illégale… puis, quelques heures plus tard, il se souvient que la loi existe et promet de reconstruire. Un geste généreux, certes… mais un peu tardif pour les 22 emplois menacés, le cashflow vidé et le moral des employés fracassé. Chez Marc Présumé, le marteau présume, et la raison arrive après coup, souvent en retard de cinq minutes… ou plus.
Le théâtre du bulldozer
Le matin du 9 janvier 2026, Pot’iwa Pizza Okap a été frappé par une démolition arbitraire, sans avertissement, mise en demeure ni notification officielle, une violation claire du droit administratif haïtien. Sur la page Facebook du PDG, Rock André, on lit :“Update sou Pot’iwa Pizza Okap (Potiwa branche nord)
Delege depatmantal Nò a te deplase vin rankontre Ives Marie Chanel, responsab espas kote Pot’iwa Pizza tabli a, kote li rekonèt Pot’iwa Pizza pa konstwi sou twotwa e ke sa k fèt la pat dwe fèt. Li ofri pou li ede rekonstwi espas la. Echanj yo te fèt an prezans plizyè lòt moun.” Un spectacle digne d’un film comique bureaucratique : frappe d’abord, excuse ensuite, reconstruction promise… avec les employés en figurants impuissants.
Les questions acides
Qui paiera pour les 22 emplois menacés, le stress, et le trou dans le cashflow de Pot’iwa Pizza ? La reconstruction annoncée est-elle un geste symbolique ou une vraie réparation ? Les employés auront-ils droit à un “diplôme de survivant du marteau du délégué”, ou est-ce juste pour faire joli sur Facebook ? Combien d’autres entreprises devront encore subir le show de Marc Présumé avant que justice ne se rappelle à lui ?
Le fond juridique
Détruire d’abord, reconnaître ensuite… c’est l’absurdité incarnée :
1. La démolition sans avertissement est illégale.
2. Les victimes peuvent réclamer réparation pour pertes financières et matérielles.
3. Proposer de reconstruire ne supprime pas la responsabilité initiale.
En d’autres termes : le droit arrive après le marteau… parfois avec un sourire moqueur et une promesse vague de “réparation””.
Pot’iwa Pizza Okap a survécu… mais le ridicule est absolu : Marc Présumé frappe d’abord, rit un peu, puis promet de réparer comme un super-héros en retard de plusieurs actes. Les murs peuvent être reconstruits, le cashflow rétabli, mais le temps perdu et la confiance brisée restent les véritables victimes.
En Haïti, entreprendre légalement est un acte de courage… et survivre au show du délégué super-héros du bulldozer est devenu un sport national. Moral de l’histoire : chez Marc Présumé, le marteau présume, et la loi se rappelle… après coup, quand il daigne s’en souvenir.
Maxime Daniel ETIENNE
Journaliste
maximedanieletienne@gmail.com
+509 4133-8168
