Haïti : le CPT, une soif de pouvoir et d’argent sans limite
Le 7 février approche, mais le vrai enjeu n’est plus la date : c’est combien de temps encore le CPT pourra se servir dans le trésor public avant que le peuple réalise que cette transition n’est qu’une machine à enrichissement personnel.
Publié le 26-Janvier-2026
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Le 7 février 2026 devait marquer la fin du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Une promesse publique, solennelle, gravée dans le calendrier politique haïtien. Mais Leslie Voltaire et son équipe ont choisi de la briser. Pas par nécessité, pas par crise : parce que le pouvoir et l’argent sont devenus leur obsession, et que l’État est désormais leur terrain de jeu personnel.
Le pouvoir comme rente
Le mandat de transition n’est plus une mission temporaire. Il est devenu une source de revenus et de privilèges. Les dates de départ ? Accessoires. Les promesses ? Jetables. La seule règle qui compte est celle du gain : garder les gourdes du peuple dans ses poches, aussi longtemps que possible. Chaque décret, chaque décision, chaque reniement public ne répond qu’à cette logique : protéger les profits personnels et consolider une position de domination. La transition n’est plus un service public : elle est une exploitation institutionnalisée.
L’État transformé en coffre-fort
La gouvernance haïtienne, sous le CPT, n’est plus qu’un mécanisme de captation des ressources. Les discours rassurants et les promesses d’action ne sont que des décorations : la vraie préoccupation reste l’enrichissement des dirigeants. La parole publique, la légitimité ou même la sécurité du peuple deviennent secondaires. Ce qui prime, c’est le contrôle du trésor national, des postes stratégiques, et des opportunités d’affaires personnelles.
Un refus de partir qui coûte cher
Vous voulez rester au pouvoir malgré un bilan zéro. Aucune réforme, aucune avancée sécuritaire, aucun progrès économique ne justifie votre obstination. Et pendant que le peuple s’enfonce dans l’insécurité et la misère, les neuf membres du CPT continuent de transformer l’État en machine à dépenses personnelles, coûtant au pays des dizaines de millions de gourdes chaque mois — salaires, avantages, déplacements et privilèges somptuaires, financés par l’argent du contribuable. Ce n’est plus de la gouvernance : c’est un pillage institutionnalisé, où rester au pouvoir est plus important que servir le peuple.
Décret liberticide et intimidation
Si le mensonge et l’avidité ne suffisaient pas, le CPT renforce sa domination par des textes législatifs. Le décret de décembre 2025 prétend « encadrer » la presse, mais il criminalise toute critique et transforme la parole libre en menace. Pendant que le peuple survit à l’insécurité, à l’inflation et à la pauvreté, le CPT préfère contrôler le mot et protéger ses privilèges, plutôt que résoudre les problèmes qui étranglent Haïti.
Une transition transformée en squat
Le mandat de transition n’est plus un passage : il est devenu un squat du pouvoir, où la légitimité et la vérité ne comptent plus. Le refus de partir n’est pas un acte de force : c’est un aveu d’avidité. La seule préoccupation est prolonger le pillage, accumuler les privilèges et s’assurer que l’État reste une source de revenus privés.
Le 7 février approche, mais le vrai enjeu n’est plus la date : c’est combien de temps encore le CPT pourra se servir dans le trésor public avant que le peuple réalise que cette transition n’est qu’une machine à enrichissement personnel.
Maxime Daniel ETIENNE
Journaliste
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