L’OIDG tire la sonnette d’alarme face à l’échec de la transition politique

Dans une note publique rendue le 24 janvier 2026, l’Observatoire dénonce les conflits ouverts entre les deux branches de l’exécutif, engagées dans une lutte de pouvoir préjudiciable à l’intérêt général.

Politique

Publié le 28-Janvier-2026

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Port-au-Prince, 24 janvier 2026 Dans un contexte sociopolitique déjà marqué par l’insécurité généralisée, l’instabilité institutionnelle et une profonde détresse sociale, l’Observatoire International pour la Démocratie et la Gouvernance (OIDG) exprime de vives préoccupations quant à la conduite actuelle de la transition politique en Haïti. Dans une note publique rendue le 24 janvier 2026, l’Observatoire dénonce les conflits ouverts entre les deux branches de l’exécutif, engagées dans une lutte de pouvoir préjudiciable à l’intérêt général.


Selon l’OIDG, ces querelles intestines ont des conséquences directes sur la population, déjà éprouvée par la montée de la violence armée, la paralysie économique et l’effondrement des services publics. Alors que le pays avait placé ses espoirs dans la transition, force est de constater que les priorités semblent s’être déplacées vers la conservation du pouvoir, au détriment des engagements pris.


L’Observatoire rappelle que l’Accord du 3 avril 2024 constitue la seule base de légitimité du Conseil présidentiel de transition (CPT) et de son gouvernement. Cet Accord définit clairement la vision de la transition : la réconciliation de l’État et de la Nation, le retour à l’ordre constitutionnel et la défense des intérêts stratégiques d’Haïti dans le nouvel ordre mondial. Or, cette vision paraît aujourd’hui reléguée au second plan.


Pour l’OIDG, l’image projetée par les dirigeants haïtiens sur la scène internationale est une fois de plus préoccupante. Les divisions internes, les calculs politiques et l’absence de cohésion fragilisent davantage un État déjà vulnérable. L’Observatoire appelle ainsi à une halte responsable, invitant les acteurs au pouvoir à se recentrer sur les véritables enjeux nationaux et sur le bien-être collectif. L’article 17 de l’Accord du 3 avril 2024 fixe pourtant cinq axes prioritaires devant guider l’action du CPT : la sécurité publique et nationale ; le redressement économique, la réhabilitation des infrastructures et la sécurité alimentaire et sanitaire ; la conférence nationale et la question constitutionnelle ; l’État de droit et la justice ; ainsi que l’organisation d’élections pour le renouvellement du personnel politique. À quelques jours du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat de la transition, l’OIDG dresse un constat sans équivoque : les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous.


Face à cet échec, l’Observatoire estime impératif d’opérer un sursaut patriotique. Il plaide pour l’ouverture de véritables consultations nationales, inclusives et objectives, impliquant l’ensemble des forces vives du pays, notamment la société civile et la diaspora. Pour l’OIDG, seule une telle démarche peut permettre de définir des mécanismes de sortie de crise crédibles et de remettre Haïti sur la voie de la stabilité démocratique.

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Paul Markenley AUGUSTIN

Journaliste reporter d'image/ Administrateur

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