Restitution et réparation : le CNHRR mobilise la communauté universitaire au Campus Henry Christophe de Limonade

La cérémonie a été ouverte par le professeur Guirand HERISSE, président du CHCL, qui a appelé la communauté universitaire à s’engager pleinement dans ce combat pour la justice et la dignité du peuple haïtien.

Éducation

Publié le 05-Février-2026

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Le Campus Henry Christophe de Limonade (CHCL) a accueilli, le jeudi 29 janvier 2026, la deuxième conférence publique du Comité National Haïtien de Restitution et Réparation (CNHRR), autour d’un enjeu central de l’histoire et de l’actualité haïtiennes : la restitution et la réparation de la rançon imposée par la France à Haïti au XIXᵉ siècle. Cette rencontre scientifique et citoyenne a rassemblé professeurs, membres du personnel administratif et étudiants dans une réflexion collective sur les fondements historiques, politiques et symboliques de cette revendication nationale.

La cérémonie a été ouverte par le professeur Guirand HERISSE, président du CHCL, qui a appelé la communauté universitaire à s’engager pleinement dans ce combat pour la justice et la dignité du peuple haïtien. Il a souligné le rôle fondamental de l’université comme espace de production de savoirs critiques et de mobilisation citoyenne.
Prenant la parole, le professeur Ronald Jean-Jacques, secrétaire exécutif du CNHRR, a présenté le Comité comme une plateforme fédératrice visant à unir toutes les forces vives de la nation autour d’un front commun pour la restitution et la réparation. Il a détaillé les huit sous-groupes de travail du CNHRR, couvrant notamment les domaines de l’histoire, de l’économie, du droit, des relations internationales, de la mémoire, de la santé publique et de la mobilisation sociale.

Les communications académiques ont apporté un éclairage approfondi sur les mécanismes de domination hérités de la rançon. Le professeur Bildadson CADELUS a dénoncé la « bancocratie » comme un outil de néo-colonisation ayant durablement affaibli l’État haïtien. De son côté, le professeur Edelyn DORISMOND a proposé une lecture anthropologique et critique du projet civilisationnel occidental, mettant en parallèle le messianisme chrétien et les logiques de domination coloniale. Enfin, le professeur Gédéon Louis a rappelé les références majeures sur l’actualisation de la dette, évoquant la notion de « dette odieuse » et les travaux de chercheurs et intellectuels de renom.

Les échanges nourris avec le public ont témoigné de l’intérêt et de la pertinence du débat, confirmant la place centrale de l’université dans la construction d’un plaidoyer national pour la restitution et la réparation.

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Paul Markenley AUGUSTIN

Journaliste reporter d'image/ Administrateur

paulmarkenleyaugustin@gmail.com

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