L’ONU et l’esclavage : 400 ans pour dire ce que Haïti savait déjà

Mais Haïti, première république noire indépendante, n’a jamais attendu le feu vert du monde pour écrire son histoire. Hier, c’était symbolique. Aujourd’hui, c’est un rappel : la liberté et la dignité ne se demandent pas. Elles se prennent. Elles se défendent. Elles se vivent.

Actualité

Publié le 03-Avril-2026

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New York, 25 mars 2026 Après quatre siècles de silence, de mensonges diplomatiques et de sourires hypocrites, l’ONU a enfin osé dire ce que Haïti, première république noire indépendante, sait depuis 1804 : l’esclavage était le pire crime contre l’humanité.

Applaudissements dans la salle. Caméras. Visages figés. Mais derrière ce théâtre, la vérité crie :
123 pays ont dit oui l’Afrique, l’Amérique latine, une partie de l’Asie.
3 pays ont dit non États-Unis, Israël, Argentine.
52 pays se sont abstenus France, Royaume-Uni, Union européenne, cachés derrière leur pudique blanc de culpabilité.

Certains criminels, ou leurs descendants, trouvent encore le moyen de sourire tout en refusant de regarder leur passé. Les États-Unis n’ont aucun droit légal à verser réparation : “tout était légal.” La France, elle, s’inquiète de “mettre en concurrence les tragédies historiques.” Quelle délicatesse… quelle hypocrisie !


Haïti : la leçon ignorée
Pendant que le monde tergiverse, Haïti a fait ce que personne n’a voulu faire : dire non, vaincre l’esclavage, briser les chaînes, proclamer la liberté. 1804. Les balles, le feu, le sang. La première république noire indépendante. Et depuis, le monde continue de détourner le regard. Nos ancêtres n’ont pas attendu New York pour savoir qui étaient les coupables.



Les vérités que l’ONU ne voulait pas dire
Après l’abolition, les esclavagistes ont été indemnisés. Les esclaves libérés ? Rien. 12,5 millions d’Africains déportés, des vies volées, des générations brisées. La richesse bâtie sur leur dos finance encore aujourd’hui les institutions occidentales. Le secrétaire général de l’ONU l’a dit : les bénéficiaires ont inventé le racisme, transformé l’oppression en science, l’injustice en norme. Et pourtant, certains continuent de fermer les yeux.


Réparations ? L’ironie à son comble
On parle de réparations comme si des siècles de vol, de sang et de sueur pouvaient être effacés par un simple chèque. L’histoire ne se remonte pas. La justice ne se mendie pas. Le colonialisme a toujours été généreux… envers ceux qui pillent et tuent.
La vraie réparation ? Réussir, reconstruire, affirmer notre histoire par nous-mêmes, sans demander la permission à ceux qui ont volé nos ancêtres.

L’ironie ultime : le monde applaudit Haïti sans le reconnaître
123 pays ont reconnu le crime.
3 pays ont dit non.
52 ont fermé les yeux.

Mais Haïti, première république noire indépendante, n’a jamais attendu le feu vert du monde pour écrire son histoire. Hier, c’était symbolique. Aujourd’hui, c’est un rappel : la liberté et la dignité ne se demandent pas. Elles se prennent. Elles se défendent. Elles se vivent.

Et pendant que l’ONU parle enfin de ce que Haïti a vécu, nous, descendants des insurgés, nous rappelons au monde que le vrai pouvoir, c’est de ne jamais se plier, jamais supplier, jamais oublier.

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Maxime Daniel ETIENNE

Journaliste

maximedanieletienne@gmail.com

+509 4133-8168


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