Investissement de 10,2 millions de dollars : ALPLA s’implante dans la zone franche de CODEVI
Le gouvernement haïtien a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de relance économique en signant, le 15 avril 2026, un accord avec ALPLA HAITI S.A. pour une implantation à CODEVI. Objectif affiché : stimuler l’industrie dans le Nord-Est et créer des emplois, malgré un contexte national fragile.
Publié le 17-Avril-2026
2
Ouanaminthe, 15 avril 2026 — L’État haïtien mise sur l’investissement étranger pour relancer son appareil productif. La signature de la convention d’établissement d’ALPLA HAITI S.A., pilotée par le ministère du Commerce et de l’Industrie dirigé par James Monazard, formalise un projet industriel de plus de 10,2 millions de dollars dans la zone franche de CODEVI.
Selon les autorités, cet investissement s’inscrit dans une politique visant à redynamiser le tissu industriel national et à renforcer les chaînes de valeur locales. Le choix de CODEVI, située à la frontière haïtiano-dominicaine, repose sur son positionnement stratégique et son potentiel d’expansion industrielle.
Le gouvernement entend également utiliser ce projet comme un signal adressé aux partenaires internationaux, dans un contexte marqué par l’instabilité sécuritaire et les incertitudes économiques. L’objectif est clair : restaurer la crédibilité d’Haïti en tant que destination pour les investissements productifs.
Au-delà des retombées financières, les autorités mettent en avant les perspectives de création d’emplois et de transfert de compétences. L’introduction de nouvelles normes industrielles pourrait contribuer à améliorer la compétitivité du secteur manufacturier haïtien à moyen terme.
La concrétisation du projet implique plusieurs institutions publiques, notamment le Centre de Facilitation des Investissements (CFI), la Direction générale des zones franches et la Commission interministérielle des investissements, appelées à faciliter les procédures administratives.
Reste que plusieurs défis persistent. L’insécurité, les déficits en infrastructures et les contraintes énergétiques constituent des facteurs de risque majeurs. La capacité de l’État à garantir un environnement stable sera déterminante pour assurer la mise en œuvre effective de cet investissement et en maximiser les retombées économiques.
Maxime Daniel ETIENNE
Journaliste
maximedanieletienne@gmail.com
+509 4133-8168
