25 000 gourdes pour une vie : arrestations, révocations et démission après le drame de la Citadelle

Après le drame du 11 avril 2026 à la Citadelle Laferrière, ayant causé au moins 25 morts, les autorités haïtiennes ont enclenché une série de mesures judiciaires et administratives. En parallèle, une indemnisation de 250 000 gourdes (≈ 1 913 USD) par victime est maintenue, ravivant les critiques sur la gestion des catastrophes publiques.

Actualité

Publié le 17-Avril-2026

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Les autorités judiciaires ont confirmé plusieurs interpellations dans le cadre de l’enquête. Le maire de Milot, Wesner Joseph, a été arrêté et placé en garde à vue. Cinq agents de la police municipale Jhon Coxllee alias Myson, Genové Octavien, Altidor Arly, Louis Max Andy et Césaire Wilner Billy sont également interpellés. Deux employés de l’ISPAN, Wilfrid César et Valmyr Techlin, figurent aussi parmi les personnes arrêtées.

Le directeur départemental de l’ISPAN, Achile Néat, initialement interpellé, a été libéré de manière irrégulière avant de prendre la fuite, selon les informations judiciaires.

Sur le plan administratif, le ministère de la Culture et de la Communication a révoqué deux responsables : le directeur départemental de l’ISPAN et un cadre du ministère jugé défaillant dans la gestion de la crise.

Dans le même contexte, Jean Garry Denis, directeur général du ministère de la Culture et de la Communication, a présenté sa démission dans un climat de fortes tensions institutionnelles. Le gouvernement maintient une indemnisation de 250 000 gourdes (≈ 1 913 USD) par victime, en attendant les conclusions de l’enquête.

Le gouvernement maintient une indemnisation de 250 000 gourdes (≈ 1 913 USD) par victime, en attendant les conclusions de l’enquête.Mais au-delà des chiffres et des procédures, une réalité s’impose : la chaîne institutionnelle a réagi après la catastrophe, jamais avant. Arrestations, révocations, démission et compensation financière composent désormais le schéma standard de gestion du drame. Un schéma où l’urgence remplace la prévention, et où la sanction arrive toujours après le silence des morts.

À la Citadelle Laferrière, ce ne sont pas seulement des responsabilités individuelles qui sont mises en cause, mais une architecture entière de gouvernance incapable d’anticiper ses propres risques.
Et dans cette séquence désormais familière, une constante demeure : L'état ne prévient pas toujours les catastrophes mais il excelle à en organiser la gestion après coup.

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Maxime Daniel ETIENNE

Journaliste

maximedanieletienne@gmail.com

+509 4133-8168


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