Le Conseil de sécurité de l'ONU a renouvelé, mercredi 14 octobre, pour une durée d'un an, l'embargo sur les armes en Haïti ainsi que le régime de sanctions visant des responsables des violences.
À force de reconductions, le risque est grand de voir ces mesures devenir un rituel diplomatique, annoncé chaque année, salué un instant, puis englouti par la réalité du quotidien.
Publié le 24-Octobre-2026
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Par cette décision, l'organisation prolonge deux outils de pression internationale. Le premier cherche à freiner la circulation des armes qui alimentent l'insécurité. La seconde cible nommément celles et ceux qui entretiennent le cycle de la violence dans le pays.
Sur le papier, le message est clair : la communauté internationale entend garder les yeux ouverts sur la situation haïtienne et maintenir la pression pendant douze mois supplémentaires.
Mais sur le terrain, la question que se posent beaucoup d'Haïtiens est plus lourde que la décision elle-même. Que valent ces mesures quand la violence, elle, ne recule pas au rythme des résolutions ? Un embargo se renouvelle dans une salle feutrée à New York, alors que les armes continuent de trouver leur chemin et que les populations continuent de payer le prix de l'insécurité.
À force de reconductions, le risque est grand de voir ces mesures devenir un rituel diplomatique, annoncé chaque année, salué un instant, puis englouti par la réalité du quotidien. Tant que les armes circuleront et que les responsables des violences resteront hors de portée de la justice, l'embargo ressemblera davantage à une promesse inachevée qu'à une solution.
Maxime Daniel ETIENNE
Journaliste
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